Archives pour la catégorie Petits bonheurs

Mon premier Mesnager

Ca fait un moment que je vous parle de mes grapheurs préférés, Nemo et Jérôme Mesnager. J’ai profité d’un passage éclair à Paris pour aller visiter une expo consacrée à Mesnager à la galerie Art Jingle, qui a l’avantage d’être située pas loin de la gare de Lyon…

Et cette petite oeuvre sur planches de palissade m’a dit « achète moi… »

r90.IMG_2800.JPG

Quand les choses me parlent, surtout pour me dire « Achète moi » je ne sais pas résister. Alors voilà, j’ai rapporté ce merveilleux bonhomme blanc serré contre mon coeur pendant le voyage de retour, je l’ai installé où il a voulu et maintenant il est chez lui… Un peu chez moi aussi, mais surtout chez lui.

Un Engrenage de Délices

traite-romanesquePetit Traité Romanesque de Cuisine… Dans le titre, déjà deux passions : les romans et la cuisine. Et ce livre de Marie Rouannet tient ses promesses : on le dévore, on le goûte, on le sent, on s’en délecte.

Grâce à Jeanne-Odile qui m’avait offert le sien, et bien qu’il soit difficile à trouver, je ne cesse de l’offrir à mes amis gourmands, gourmets, amoureux de la vie.

Jugez-en : le petit chapitre que je reproduis ci-dessous ne vous met-il l’eau à la bouche et les papilles en éveil ?

Continuer la lecture de Un Engrenage de Délices 

Printemps… le retour

Oui, je sais. Je ne publie plus grand chose (on peut même raisonnablement dire « rien du tout »…).

J’ai pour (mauvaise) excuse de cumuler en ce moment un nouveau boulot (passionnant), une entrée en formation (idem), une nouvelle famille et beaucoup d’heures de route (ceux qui disent beaucoup d’heures de vol vont au coin !)

Alors, à défaut de vous faire partager mes nouvelles découvertes musicales (euh, enfin si j’ai découvert Space Oddity de David Bowie avec juste un peu plus de 40 ans de retard…), littéraires (j’ai honte, mais je traîne depuis plus de deux semaines sur The Princess Bride, et pourtant c’est génial) ou culinaires (j’avoue, j’avoue j’ai même failli manger des haricots verts surgelés…), vous serez quitte pour subir l’édition 2011 de mon petit couplet élégiaque sur le retour du printemps…

Car, si long que soit l’hiver, il arrive un jour où, comme Kenzaburô Ôé, on peut dire : « Et puis nous sortirons pour revoir les étoiles… »

images3-0649_1000.jpg

images3-0601_1000.jpg

images3-0665_1000.jpg

images3-0647_1000.jpg

Krowki…

A chacun sa madeKrowki.jpgleine, la mienne s’appelle Krowki.

Krowki, c’est le pluriel de krowka (la petite vache), c’est du polonais, et ça désigne le meilleur bonbon du monde, un caramel au lait, de ceux que les anglais appellent Fudge, c’est à dire à la fois croquant et fondant.

Quand j’étais petite, en Pologne donc, c’était LE bonbon. Emballé dans son papier jaune et blanc, avec le dessin de la petite vache noire et blanche, je le reconnaîtrais n’importe où, n’importe comment.

Les années passant, mais mon enfance s’étant globalement déroulée dans le bloc de l’est, le krowki (oui, je sais, je devrais dire le krowka, mais c’est comme ça, d’ailleurs c’est impossible de n’en manger qu’un…) a continué à faire partie de ma vie.

Plus tard, je me souviens de mon émotion et de ma joie à le retrouver inchangé lors d’une mission en Pologne à la grande époque de Solidarnosc.

Dans certaines chaînes de magasins de bonbons en France, on trouvait parfois des krowki ! L’occasion à chaque fois de reprendre une petite bouffée d’enfance. Au point que pour mes propres enfants, qui n’ont pourtant jamais mis un pied en Pologne, ce bonbon est également devenu mythique.

krowki2.jpgLa Pologne avançant à grands pas sur le chemin du capitalisme, le krowki a été relooké, il est même maintenant produit sous plusieurs marques commerciales…

Le goût n’a pas changé, c’est toujours cette texture inimitable et ce goût de caramel au lait (pour le goût : sucette Pierrot Gourmand, encore une madeleine…).

Et j’ai même découvert, à l’occasion de cet article, que des recettes de krowki circulaient sur internet. Je ne les ai pas encore testées, mais je vous les livre quand même, et j’attends vos commentaires !

Recette n°1

1/2 litre lait
400g sucre
50-100g beurre

Faire chauffer le sucre dans le lait en remuant constamment jusqu’à ce que le mélange épaississe et commence à dorer. Attention, continuez à tourner, ça peut vite brûler.

Oter du feu et ajouter le beurre.

Etaler sur une plaque non adhésive, et couper en rectangles quand ils sont froids.

Recette n°2

-1/4 l de lait

-1 litre de sucre

-1 boîte de lait concentré sucré

-6 cuillers à soupe de lait en poudre

Faire cuire le tout à feu très doux pendant 1 h en remuant régulièrement.

Oter du feu, et ajouter 12 cuillers à soupe de beurre. Bien mélanger.

Etaler sur une plaque, laisser refroidir et couper en rectangles.

Le concours du meilleur Krowki est ouvert ! Et je m’auto-proclame arbitre et goûteur en chef. N’hésitez pas à me faire parvenir vos échantillons…

Des mérites comparés de l’homme et du livre…

Je veux parler bien sûr de l’homme sans majuscule, le mâle, et une fois n’est pas coutume, cet article sera franchement sexiste… Cela dit, messieurs, il vous suffit sans doute de remplacer « homme » par « femme » et vous pourrez le reprendre à votre compte !

Quel homme peut-il rivaliser avec un livre dans la vie d’une femme ? Tenez, juste un exemple : ce livre qui partage mes nuits ne m’empêche jamais de dormir en ronflant… Bien au contraire, même au milieu de la nuit, si victime d’insomnie je souhaite trouver le réconfort entre ses pages, il est là, disponible, prêt à me donner du plaisir sans ronchonner parce que je le réveille, et même si finalement le sommeil me gagne plus vite que prévu, il ne se froissera pas et acceptera sans broncher d’être mis de côté…

Mon livre m’emmène en voyage, quand je veux et où je veux. Pas besoin d’attendre des années cette fameuse balade à Carcassone : je tourne une page, et j’y suis ! Et si demain je veux Les Maldives, Les Seychelles, Tahiti ou la lune, je sais qu’il m’y emmènera fidèlement, sans me dire que le prix du billet dépasse ses moyens, qu’il n’a plus de vacances ou qu’il préfère la Thaïlande.

OK, mon livre ne fait ni la cuisine, ni la vaisselle, mais honnêtement, combien d’hommes le font ? En plus, il ne laisse jamais traîner ses chaussettes, ne laisse jamais l’évier plein d’assiettes sales, et n’oublie jamais de me remonter le moral quand j’en ai besoin. Si je le lui demande, il est prêt à me transformer en princesse ou en vahiné, à me rendre mes quinze ans et mon premier amour.

Il peut lui arriver de me tromper avec ma meilleure amie, il peut même lui arriver de partir avec elle : mais je sais qu’il me suffit de l’appeler pour qu’il revienne enchanter mes jours et mes nuits.

Dîtes moi franchement : pour vingt euros, quel homme serait-il prêt à tout ça ?

Jolie Vieille Dame

cuisse1.JPG

Cuisse de Nymphe… Son nom n’est-il pas aussi joli qu’elle ?

Ce rosier est très ancien, puisqu’il fut introduit en France à la fin du 16° siècle, venant de Crimée. En anglais, son nom est tout aussi charmant, mais peut être moins suggestif : « great maiden’s blush » (grand rougissement de demoiselle).

Il en existe également une variété d’un rose un peu plus soutenu, qui porte le nom (prévisible) de « Cuisse de Nymphe Emue »…

Voilà mon petit bonheur du jour : la redécouvrir au fond du jardin, rayonnante dans son écrin de feuilles vert foncé.

Bonne humeur

Est-ce le printemps qui pointe enfin sa frimousse ? Hier, deux articles joyeux parmi mes blogs préférés.

Sur le blog de Maître Eolas, qu’on ne présente plus, -Lux Aurumque-, ou comment faire de la (belle) musique avec et grâce à internet. L’initiative d’un chef d’orchestre et compositeur, Eric Whitacre, qui, grâce à des vidéos diffusées sur internet, dirige un choeur virtuel de 185 choristes bien réels s’enregistrant en train de chanter. Le résultat est magnifique, et les images des choristes montrent le plaisir qu’ils ont pris à l’expérience.

Je vous laisse apprécier la morale très Eolassienne de l’article, que j’applaudis des deux mains.
Et je peux ajouter pour ma part, ayant assisté ce soir à un merveilleux concert mêlant doudouk arménien, guitare flamenco (flamenca ?), voix séfarades ou arabes, que c’est grâce aux artistes et à l’art que la paix rêgnera peut être un jour dans le monde…

PS : cette phrase n’est pas de moi, elle a été citée par notre merveilleux guitariste ce soir, et honte à moi, je ne retrouve pas son auteur ! Si quelqu’un qui lit ce blog peut m’aider…

Sur le blog de Bonne Nouvelle, qui malgré son nom n’a rien de religieux mais s’attache à ne moissonner chaque jour que les bonnes nouvelles, un joli article sur les clients d’une librairie bretonne qui, pour lui éviter d’être transformée en magasin de fringues ou en boutique de souvenirs, ont mis la main à la poche et racheté LEUR librairie.
Deux histoires à contre courant de la tendance actuelle au laisser faire, deux histoires qui montrent que quand on leur en donne l’occasion, beaucoup sont prêts à se bouger pour créer quelque chose en commun.
Et moi, rien que ça, ça me met de bonne humeur !