Délices de fête

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15 jours sans ordi et sans accès à internet… Mais oui, c’est possible, et même pas au bout du monde, à Toulon ! (merci Free, mais ceci est une autre histoire).

Mais ce n’est pas ça qui allait m’empêcher de fêter dignement Noël, en testant des tas de nouvelles recettes. L’idée (banale, je sais, ou tout au moins partagée par 15 millions de français) cette année, était de surfer sur la mode des verrines, et de rentabiliser l’achat fait l’an dernier sur un coup de tête du joli coffret de trois livres de José Maréchal. Par ailleurs l’excellent magazine Régal, que je ne saurais trop vous conseiller, publie chaque mois une recette de mise en bouche, devant laquelle j’ai passé assez de temps à saliver pour être déterminée à les faire

J’ai donc importé à grands frais de la main d’oeuvre surqualifiée en la personne de ma petite maman, je l’ai collée devant la pile de revues et de bouquins, et je lui ai dit :  » Choisis !  » J’ai refait ensuite un choix parmi les siens, rajouté mon grain de sel (on est cuisinière ou on ne l’est pas…) et voilà le résultat en images et en recettes.

Le 24 décembre au soir, en Provence, la tradition veut que l’on fasse un repas maigre appelé « Le Gros Souper » et suivi de 13 desserts. Depuis plusieurs années, j’ai adapté la tradition en faisant des blinis : c’est du poisson, c’est maigre ! Et pour les 13 desserts, cette année, j’ai un peu faibli.

Je vous ai déjà donné la recette des blinis de Suzanne (les meilleurs blinis du Mônnnnnde…). Cette année, j’ai rajouté deux petites mises en bouches « maigres »…

Petits ramequins de courgettes, mousse de thon.

C’est amusant et facile à faire, ce qui ne gâche rien.

Tronçonner une (ou plusieurs) grosses courgettes, et creuser l’intérieur délicatement à la petite cuiller.
Les faire cuire quelques minutes dans une infusion de verveine et de thym : elles doivent rester fermes. Les égoutter et faire refroidir.

Pendant ce temps, écraser une boite de thon au naturel avec de l’huile d’olive, du citron, de la moutarde, sel et poivre,piment d’espelette, éventuellement un peu de mayonnaise, de la crème fraîche épaisse jusqu’à obtenir un genre de mousse.

Farcir les courgettes  de ce mélange. décorer d’un bâtonnet de céleri branche et d’une feuille de persil.

St Jacques poëlées, déglacées au vinaigre balsamique

Encore une recette simplissime et qui en jette.

Faire sauter une grosse noix de St Jacques (sans corail. Celles de Picard sont parfaites) par personne dans du beurre salé (oui je sais c’est un péché, mais une fois dans l’année, ça compte ?).
Quand elles commencent à dorer (c’est très rapide) ajouter quelques gouttes de citron. Les ôter de la poële, déglacer au vinaigre balsamique, rouler les St Jacques dans le jus, et les présenter sur des cuillers nappées d’un peu de jus.

Après ces petites entrées et les blinis, plus personne n’avait faim, c’est pourquoi je n’ai proposé que trois desserts !

Petits sapins de Noël

C’est pas exceptionnel comme goût, mais c’est super marrant à faire, et vraiment très joli ! C’est une recette de José Maréchal.

Peindre au pinceau des cornets de glace industriels (chez Picard, par exemple, on en trouve même l’hiver) avec du chocolat fondu, et décorer avec des boules multicolores, des morceaux de smarties, des vermicelles en sucre..

Recette certifiée classe de maternelle…

Les gourmands peuvent toujours remplir le cornet de chantilly, ou de mousse au chocolat au moment de les manger…

Verrines tricolores

C’est la compilation de 2 recettes : un étage  » gâteau de la mort qui tue » (1/3 crème de marrons, 1/3 beurre fondu, 1/3 chocolat fondu), un étage panacotta, et un étage coulis de framboises.

Je pense qu’on pourrait très bien le faire en remplaçant le gâteau de la mort qui tue par de la « simple » mousse au chocolat, le mélange des textures serait même plus intéressant.

A bas la dinde et la bûche, pour le 25, l’idée était de faire un repas bon mais léger…

En plat principal les petites charlottes d’agneau dont je vous parlerai bientôt. Avec une simple garnitures de petits champignons de Paris poëlés et de rattes sautées, c’était délicieux.

En entrée, encore des verrines !

Verrine Caliente…

Encore une création maison, inspirée par une recette de José Maréchal.

Le fond c’est du guacamole, fait comme vous en avez l’habitude, et dessus, c’est un caviar de tomates : moitié tomates séchées, moitié tomates fraiches, pelées, épépinées. Le tout coupé en petits cubes et mélangés.

Mousse d’asperges à l’oeuf de caille

Faire cuire des aperges vertes (pas trop  cuites, elles doivent rester bien fermes !), réserver les têtes et passer les queues au mixer avec de l’huile d’olive, sel, poivre, citron. Garder une tête par personne et couper les autres en petits morceaux que l’on ajoute à la mousse.

Faire cuire des oeufs de caille (1 par personne). Mollet c’est meilleur, mais c’est franchement galère à éplucher… les refroidir et les éplucher.

Remplir les verres avec la mousse, décorer avec l’oeuf de caille et la tête d’asperge.

C’était très bon et très frais, mais je me suis dit qu’en présentant un petit ramequin de sauce hollandaise en accompagnement, ou en intégrant une couche de sauce hollandaise, ce serait peut être encore mieux.

Bouchée de foie gras 

C’est une recette de Régal, que je vous donne pour info mais je trouve qu’elle est à améliorer. En tout cas ça fait causer…

Faire des petites boules de foie gras, avec un foie gras mi-cuit bien froid. Les remettre au froid, puis avec deux petites piques les rouler dans du chocolat à 70 % fondu, puis dans du pralin.
Je trouve que le chocolat domine trop, et qu’il n’y a pas d’alliance entre les deux goûts. On a d’abord le chocolat, puis le foie gras. J’essayerais bien en remplaçant le chocolat fondu par du cacao, ce serait sans doute mieux. A suivre !

Au dessert, comme plus personne n’avait faim, j’ai fait un dessert simplissime, tout frais et délicieux.

Gelée de citron de Menton (encore une recette de Régal)

citron.jpg

Il faut de beaux citrons de Menton (non traités et vendus avec leurs feuilles. lls ont un goût merveilleux, et sont bien moins acides). Il en faut à peu près 3 pour 4 personnes.
Râper le zeste de l’un, les presser pour obtenir 20 cl de jus. Mettre 2 feuilles de gélatine à tremper dans de l’eau froide.
Faire chauffer le jus avec 25cl d’eau, le zeste, 50 g de sucre, quelques feuilles de verveine, et un brin de thym frais. Laisser frémir 5 mn, puis filtrer le jus. Essorer les feuilles de gélatine, les ajouter au jus encore chaud, et faire fondre.
Remplir des verres, et les mettre au frais. (attention, si comme moi vous utilisez des flûtes, c’est pas du tout stable, et j’en ai cassé 3 en ouvrant le frigo un peu vigoureusement…).

Laissez au froid au moins 3 h. Au moment de servir, faire une chantilly avec de la crème fleurette à laquelle vous rajouterez 10-15 gouttes d’huile essentielle de citron. C’est le petit détail qui tue…
Chapeauter les verres de chantilly et servir tout de suite.

Voilà, voilà.. Au chapitre des expériences intéressantes, il y a aussi eu les truffes aux griottes : tremper des griottes surgelées dénoyautées (Picard) dans du chocolat fondu. C’est bon, mais j’essayerais bien avec des cerises plus sucrées, voire des cerises à l’eau de vie (comment ça, j’ai réinventé les Mon Chéri ?)

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