Tiens, c’est l’automne

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Comme le fait remarquer Caroline dans son remarquable blog Fanes de Carotte (spécial copinage), l’automne est bien là… Snif.Pour se consoler en attendant l’été prochain, il nous reste ces délicieuses recettes « du terroir » difficiles à servir en juillet (surtout dans le sud…) que sont le cassoulet ou la daube.La daube, justement… Y’a longtemps que c’est un de nos plats préférés, on a essayé toutes les versions possibles et imaginables, mais depuis un an nous vivons une véritable révolution  avec la découverte de la joue de boeuf.

La joue de boeuf, c’est un morceau classé parmi les abats, curieusement, parce que ça ressemble à de la viande normale (je n’aime pas les abats, type foie, coeur ou rognons), pas très cher, et qui acquiert à la cuisson une texture exceptionnelle, fondante sans être trop délitée.

Ma recette (contrairement à ce que vous pensez), c’est pas d’la daube, hihihi…

Ca commence par un bon peu de joue de boeuf (y’en a jamais assez, c’est encore meilleur réchauffé, et les amis de votre fille sont prêts à vous lécher les doigts de pieds pour pouvoir en manger…), disons 2 kg, ou plus.

Il faut aussi quelques litres de vin rouge, 500 g de petits oignons grelots (dits sauciers dans les grandes surfaces), un gros bout de lard fumé, 500 g de champignons de paris, du laurier, du thym. Après, c’est à votre goût : Philippe vendrait sa mère pour un zeste d’orange dans la daube, mais c’est bon aussi sans.

Le plus gros boulot consiste à couper la viande en gros cubes, en enlevant le plus gros des morceaux blancs et des nerfs. Mais c’est pas la peine d’y passer la matinée, de toute façon, tout ça va fondre et disparaître une fois cuit.

Il faut aussi y aller de sa petite larme pour éplucher les oignons, là les bigleux qui portent des lentilles de contact sont grandement avantagés.

Nettoyer rapidement les champignons et les couper en 4 si ils sont gros, couper le lard en gros cubes.

Mettre le tout dans une cocotte en fonte munie d’un couvercle, saler, poivrer, aromatiser, couvrir de vin.

Commencer la cuisson sur le gaz / la plaque électrique. Quand ça bouillonne gentiment, allumer le four sur 150 ° (+ ou -), quand le four est chaud, glisser la cocotte fermée dedans, et vivre sa vie pendant quelques heures, ça va cuire tout seul sans risque de brûler.

Si vous êtes d’une nature curieuse ou inquiète, vous pouvez vérifier le niveau du vin en cours de cuisson et en rajouter si nécessaire.

Ca peut cuire très longtemps, ça m’est arrivé de laisser cuire toute la nuit, dans ces cas là je baisse le four à 100°. Mais à partir de 3 h, c’est déjà tout à fait mangeable.

Je la sers avec des pâtes, genre tagliatelles, et (clin d’oeil) C’est la Meilleure Daube du Monde, qu’on se le dise.

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Une réflexion au sujet de « Tiens, c’est l’automne »

  1. Variante très sympa pour les panna cotta : après avoir fait frémir la crème, y ajouter une poignée de verveine fraiche et laisser infuser 30 mn minimum. On peut mettre un peu moins de sucre, surtout si vous avez l’habitude de boire votre tisanne non sucrée. Les 2 versions préférées d’Amélie c’est chocolat blanc-sirop de rose et carambar.

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