« Les vivants et les Morts » de Gérard Mordillat

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Pour commencer, il faut que je vous parle de ma librairie préférée : la librairie Lafontaine à Privas. Les passionnés qui tiennent cette librairie ont créé un prix littéraire, le prix Lafontaine, qui est décerné chaque année en janvier. Le palmarès des dix années passées recoupe presque exactement la liste de mes propres coups de coeur.

Quand j’ai vu que le prix avait été décerné cette année à un livre et un auteur dont je ne savais rien, je n’ai pas eu d’autre choix que de me jeter dessus…
Il s’agit donc d’un gros pavé, ce qui est inhabituel, puisque jusqu’à présent les livres sélectionnés étaient plutôt minces (par la taille, ce qui n’a rien a voir avec le contenu…).
C’est aussi une sorte de zola des temps modernes, de roman social, où les héros sont moins Rudi et Dallas, les protagonistes officiels, que l’usine de la Kos qui lutte pour survivre dans une petite ville du nord.

Beaucoup de personnages attachants, beaucoup d’histoires entremélées, beaucoup de discussions politiques, tout un monde qui vit avec moi depuis.
Et puis la rage au coeur devant le récit de cette lutte perdue d’avance, de ces gens qui croient qu’ils ont une chance face aux intérêts du capital et des politiciens.

Un roman inhabituellement sérieux pour moi, mais un roman marquant. Et puis, ce n’est pas que sérieux : on s’aime, on boit, on fait l’amour, on vit – même si je trouve qu’on y mange fort peu…

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