Chroniques Arméniennes : sur la route

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Rappelons que l’Arménie est un pays montagneux et vraiment froid l’hiver… Plusieurs conséquences à cet état de fait : les routes sont des routes de montagne avec enchaînement de cols et d’épingles à cheveux… et en plus, le goudron gèle et éclate l’hiver, ce qui fait que les routes sont en mauvais état. Si l’on ajoute à ce fait que l’Arménie n’est pas un pays riche et ne peut donc pas refaire le goudron tous les ans, vous aurez une petite idée de l’état du réseau routier.En fait, c’est bien moins pire que ce que l’on pourrait imaginer. Il y a même entre Erevan et le lac Sevan une bonne centaine de km d’autoroute. Pour le reste, le réseau routier principal est à deux voies maximum, et certaines routes assez fréquentées sont en piteux état.

Un élément bien agréable : comme l’Arménie n’a pas de pétrole, mais entretient encore des relations correctes avec l’oncle russe, la plupart des véhicules roulent au gaz. Que ce soit les bus, avec les bonbonnes sur le toit, les camions ou les voitures particulières, peu d’essence, peu de gaz d’échappement, moins de pollution.


Deux bus avec les bonbonnes de gaz sur le toit.

Pour les amateurs de carrosseries, une impressionnante collection de vieux camions, vieux bus, et la gamme complète de la production soviétique, quelques vieux side-car, et quand même, avec le développement d’une nouvelle bourgeoisie TRES riche, des 4/4 flambant neufs aux vitres fumées…

Sur la route, les panneaux de signalisation me ravissent toujours, les dessins diffèrent d’un pays à l’autre, et j’en fais collection (en photo, bien sûr).

Encore quelque chose que l’on ne voit plus guère chez nous, sauf au fin fond de la campagne : les troupeaux sur les routes principales, accompagnés de bergers à cheval.

Tout ce petit monde vit apparemment en bonne intelligence : les bergers poussent les bêtes pour dégager un petit passage à notre bus, il faut bien dire que la circulation n’est pas très dense.

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