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Hej !

5 jours à Stockholm, une ville vraiment cool…

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C est l’histoire d’un voyage entrepris avec un timing approximatif… et qui finalement nous a permis de découvrir une ville dont nous sommes tombés un peu (beaucoup) amoureux…

Au départ l’idée était de faire du traîneau sur la neige, avec des rennes si possible – mais à défaut des huskies feront l’affaire. C’était le joli rêve d’Eric qu’il avait décidé de réaliser au cours du WE de la Toussaint.

Bon, finalement à la Toussaint, il n y  a pas assez de neige, même en Laponie, pour faire du traîneau… Comme pour une fois on s’était mal organisés et qu’on avait déjà acheté à prix d’or des billets pour Stockholm, pas grave, on allait faire du tourisme urbain.

Plus grave, dans un moment d’égarement, l’Homme avait acheté des billets Ryan Air au départ de Beauvais au prix de billets Air France partant de CdG…

Donc premier avantage : cette fois ci c’est acquis, Beauvais, c est fini,  pour toujours et à jamais.  Ca c’est fait 😉 ( pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l’aéroport de Beauvais, qu’ils me laissent un commentaire, je me ferai un plaisir de répondre 😉

Oui… mais qui dit low cost à un bout dit généralement low cost à l’autre bout aussi. Et l’aéroport de Skavsta où nous sommes arrivés est à plus de 100 km de Stockholm. Je remercie donc une nouvelle fois Ryan Air de nous avoir donné l’occasion de découvrir la campagne suédoise pendant plus d’une heure avant d’arriver péniblement à Stockholm, à peu près 10h après être partis de Paris.

Mais je vais tout de suite arrêter de grogner,  parce que malgré toutes les embûches sur le chemin, Stockholm nous a fait son grand numéro de charme et nous a séduits.

Nos coups de coeur à Stockholm

D’abord, la ville elle-même, posée sur ses îles qui sont autant de mondes à explorer. Gamla Stan la médiévale, que même les boutiques à touristes n’arrive pas à abîmer. L’île des musées, l’île des bateaux, les grandes îles que sont Södermalm, Djungarden,ou Normalm , les ponts, les ferrys, et la mer omniprésente.

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Fotografiska, le musée de la photo (pour ceux qui auraient des problèmes de compréhension 😉 Une sublime exposition d’un photographe que je ne connaissais pas, Anton Corbijn, (même si je connaissais beaucoup de ses photos) qui a passé 30 ans à photographier les plus grands musiciens de rock. Effet Waouw garanti.

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En plus le musée est ouvert tous les jours jusqu’à 23h et même jusqu’à 1 h du matin certains jours. Sachant que globalement à peu prêt tout dans cette ville (et particulièrement les musées) ferme à 17 ou 18 h, c’est vraiment bien.

Il parait que la vue du restaurant est sublime. Je n’en doute pas, mais en novembre il fait jour de 9 h 30 à 15 h 30, ça réduit les possibilités de profiter de la vue. Mais même sans restau et sans vue, c’est un merveilleux endroit à ne pas manquer.

Le musée Vasa : ok c’est le musée le plus visité de Suède, et il n’expose qu’un seul bateau. Oui, mais quel bateau ! En rentrant dans le musée, j’ai vraiment été saisie de respect pour cette gigantesque coque, avec la même impression que face à un très vieux et très gros arbre.

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Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire du Vasa (rien à voir avec le pain rectangulaire, c’est le nom de l’ancienne famille régnante de Suède) : il s’agit du plus grand navire de son temps (1628 ) commandé par le roi Gustave II Adolphe pour des raisons de prestige (et aussi pour transporter ses soldats pendant la guerre contre la Pologne). Construit avec plus de 10 000 chênes en 3 ans, il coula 10 mn après son départ pour son premier (et dernier) voayge en plein de milieu de la baie de Stockholm par 30 m de fond.

Quelques 300 ans plus tard, c’est l’obstination d’un plongeur et d’un archéologue qui a abouti à sa redécouverte, puis à son renflouage quasi miraculeux dans un état de conservation exceptionnel. Depuis, un musée a été construit autour de lui, et c’est une belle rencontre.

Pour ceux que ça amuse, ce bateau a donné son nom au syndrome de Vasa, que l’on pourrait résumer par « on n’a plus assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens »…

Petit musée gratuit et fort agréable : le Royal Armory, qui présente de sublimes carrosses, des armures et les vêtements de la famille royale au cours des siècles. A visiter sans hésiter. Même l’homme que l’on pourrait penser à l’abri d’envies de carrosses de princesses a beaucoup aimé, c’est dire !

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Petite précision : à Stockholm aussi les enfants étaient en vacances, ce qui nous a un peu gâché la visite de musées comme le pourtant très beau Musée d’Histoire Naturelle. N’hésitez pas à y aller hors vacances, la scénographie est vraiment superbe.

La culture c’est bien, mais si on pensait à manger ?

A notre grande surprise, nous avons très bien mangé à Stockholm ! Jamais suédois, reconnaissons le, mais très bien quand même ! La ville est remplie de restaus, de bars, de cafés… on ne risque pas d’y mourir de faim.

C’est vrai que le vin est un produit de luxe, mais la bière est bonne…

Notre coup de coeur, sans doute le Hairy Pig, le cochon poilu, autrement dit le sanglier. Un minuscule restaurant dans Gamla Stan avec 5 tables (oui, 5) et comme son nom l’indique une carte composée de charcuteries (et de tapas). Il faut absolument réserver (5 tables ça ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation), le service est charmant et la charcuterie délicieuse. Pas mal de jolis tapas à tester dont le gratin de provolone que nous nous sommes empressés de refaire à peine rentrés.

Et puis Stockholm c’est une ville faite pour se balader et flâner

Se balader sur l’eau et sur terre, au gré des ruelles de la vieille ville, des promenades en bord de mer, d’île en île.

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Ce n’est pas notre genre, mais à Stockholm ça vaut vraiment la peine : le système Hop on – Hop off sur mer. Pour 20 euros on peut prendre à volonté pendant 24h un bateau qui fait une dizaine d’étapes dans les îles du centre. Vue imprenable de la ville vue de la mer, et jolies photos au programme. En plus pour relier certains endroits de la ville, le bateau est vraiment le moyen de transport le plus pratique.

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Citons encore en vrac : la belle bibliothèque ronde, les merveilleux bains art déco de Central Badet, et les maisons de bois rouge, vestiges de l’ancien temps, disséminées un peu partout…

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img_0934-1020Aperçu rapide d’une ville charmante… où nous reviendrons sans doute, en plein coeur de l’hiver pour voir la neige – dont nous avons juste goûté quelques flocons le jour de notre départ, et comme base de départ pour cet fameux rêve de chiens de traineaux…

Mini Road Trip en Crête

Sous Titre : Un poulet sur la route

Ce sous titre semblera sans doute totalement abscons à ceux qui ignorent qui est Monsieur Poulet… Monsieur Poulet est un Sunrise 34, sur lequel ma fille chérie navigue en ce moment en Grèce, et même plus précisément en Crête. J’ai eu la chance qu’elle m’invite à venir passer une petite semaine avec elle, où nous n’avons pas navigué, mais parcouru les routes (et les pistes…) de Crête du sud au nord et d’est en ouest.

Une semaine, c’est beaucoup trop court pour n’avoir ne serait-ce qu’un aperçu de l’île, mais nous avons fait de notre mieux, aidées en cela par une Matiz de location qui en a vu de toutes les couleurs.

Pour ne pas vous infliger le récit chronologique de nos aventures, je vous propose un aperçu de ce que nous avons vu, mes coups de coeur ou ce qui m’a frappé.

Commençons par l’un des éléments qui font le charme de la Crête : les crétois !

Monsieur Crétois est facilement identifiable à deux éléments : un système pileux assez développé, principalement sur le visage, façon hipster, et un Kolomboï à la main. Etrange mélange de tradition et de branchitude.

Monsieur Crétois plus âgé ne se sépare que rarement de son Kolomboï et passe la plus grande partie de sa journée à boire des cafés ou du raki à la terrasse de cafés.

Mademoiselle Crétoise a de longs cheveux bruns, se maquille à la truelle mais reste néanmoins charmante.

Mais venons en au sel de la terre, celle sur qui repose tout l’éco système crétois : Mamie Crétoise. Mamie Crétoise passe le plus clair de son temps à cuisiner, délicieusement d’ailleurs. La moindre taverne dans le plus reculé des villages permet non seulement de se nourrir mais aussi de se régaler !

Car la cuisine est aussi un des nombreux attraits de cette île bénie des Dieux !

Ils pourraient se contenter d’avoir inventé le régime le plus sain du monde. C’est déjà pas mal. Mais non, en plus c’est sain ET délicieux ! Reconnaissons qu’il vaut mieux aimer l’huile d’olive, et ne pas être obsédé par le fait de manger une entrecôte saignante à tous les repas.

Mais quel régal que tous ces petits plats savoureux à partager et découvrir ! Au delà des traditionnels tzatziki, caviar d’aubergine, moussaka et salade grecque j’ai découvert de nouveaux délices :

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Fava, une sorte de purée de pois cassés que l’on mange chaude ou froide, Chorta, un mélange d’herbes et d’épinards juste bouillis et accompagnés de citron, Bouyourdi, de la feta gratinée avec tomates et poivrons… Rien que d’en parler, je salive.

En plus il fait beau – et c’est beau !

Passons rapidement sur un climat idyllique qui permet de se baigner avec plaisir début octobre… Et venons en au point crucial : la Crête c’est une île (si, si !) TRES montagneuse entourée d’eau turquoise. Résultat : en quelques minutes vous passez du lagon à à la montagne, et assez souvent vous profitez d’une vue exceptionnelle sur une vaste étendue de mer jouant de toutes les nuances de bleu…

Reconnaissons que l’architecture n’est pas le point fort des crétois. Les maisons sont des cubes assez vilains, à peine rachetées par le fait qu’elles sont souvent blanches, mais on est loin des murs arrondis et chaulés des Cyclades. La Crête a été beaucoup abîmée par la guerre (celle de 39-45), les villes de Chania ou Rhéthymnon en portent encore de lourdes cicatrices. Et le fait que le tourisme soit la première source de revenus de l’île a provoqué une épidémie de constructions aussi utilitaires que vilaines.

Heureusement, il y a des fleurs partout, des bougainvilliers dans des couleurs jusque là inédites, des géraniums, des plumbagos…

Mes coups de coeur… et mes déceptions 

D’un (très) lointain voyage en Crête (j’étais ado, c’est dire) j’avais gardé deux souvenirs éblouis : le palais de Knossos et les Gorges de Samaria. Beaucoup d’années plus tard, la réalité souffre un peu de la comparaison avec les souvenirs.

Knossos : une bonne partie du site n’est plus accessible et ce qui le reste  (accessible) ne m’a pas fait rêver… Je pense qu’en suivant une visite guidée ce serait sans doute plus intéressant, mais là ce n’est ni très authentique ni très évocateur. Et inutile de préciser que vous n’y serez de toute façon pas tout seul…

Les Gorges de Samaria : je pense que si on fait la randonnée traditionnelle, du haut vers le bas ça doit être proche du cauchemar. Quant à nous, nous avons commencé par le bas, en nous levant très tôt, et pendant 2 heures, nous avons eu les gorges pour nous toutes seules. Quand nous avons croisé les premiers randonneurs, c’était tout de suite moins agréable, et le retour, en file indienne au milieu de centaines de gens, avait tout du pensum.

Par contre, il y a plein d’autres gorges très belles et beaucoup moins fréquentées, par exemple celles de Rouvas.

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Et si je parlais plutôt de ce qui m’a enchanté  en Crête ?

Gros coup de coeur pour le musée archéologique d’Heraklion ! Muséographie moderne et agréable, pas trop de monde, des pièces sublimes… Un vrai bonheur que je conseille chaudement.

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Les vielles villes de Chania et de Rethymnon : à la fois proches et différentes, avec pour chacune un port vénitien ravissant, de vieux quartiers charmants, où même le nombre de boutiques de souvenirs et de touristes russes ne parvient pas à gâcher le plaisir.

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Heraklion : avec ici aussi un port vénitien ravissant, mais pas vraiment de vieille ville. Par contre, c’est une ville très agréable, très animée, où il fait vraiment bon vivre.

J’ai déjà mentionné la mer : mer de Lybie au sud, mer de Crête au nord. Dans les deux cas, de l’eau superbe, des plages de sable blond ou de galets gris. Nous n’avons pas eu le temps d’aller voir la plage de Vaï à l’est, censée être la plus belle plage de Crête sur un arrière plan de palmeraie. Mais nous avons craqué pour le Lagon de Balos, à l’extrème nord ouest de l’île.

Le lagon de Balos se mérite, puisque après 10 km de piste il faut encore crapahuter une bonne vingtaine de minutes. Y’a du monde malgré tout… mais même si on se prend à rêver d’y être tout seul (pince moi, je suis dans le poster !) c’est tellement beau que je veux bien partager (un peu).

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En vrac, parce qu’il faut bien finir : des églises orthodoxes partout, avec icônes et bougies même dans les coins les plus reculés, des monastères de même métal en veux tu en voilà, des routes panoramiques à couper le souffle (et à faire peur aussi…), et omniprésente la gentillesse des crétois.

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Et si vous voulez lire une autre version du même voyage, c’est par là que ça se passe avec le récit de Caroline.

Le tour du monde en 80 heures – Expo Milano

arbre de vie expo milanoJusqu’à présent, quand je pensais Exposition Universelle, je revoyais les vieilles photos sépia de l’exposition universelle de Paris, et il faut bien avouer que j’étais totalement passée à côté des éditions plus récentes.

Mais l’avantage d’avoir un amoureux qui s’intéresse à tout c’est de découvrir plein de nouvelles choses… Et nous voilà donc partis pour Milan.  Le thème de l’expo étant « nourrir la planète », ça nous allait assez bien, gourmands que nous sommes… Continuer la lecture de Le tour du monde en 80 heures – Expo Milano 

Mon petit Sri Lanka illustré

Les articles publiés pendant le voyage ont, semble t’il, convaincu une partie de mes lecteurs que je n’avais pas tellement apprécié le Sri Lanka. C’est une impression ni tout à fait fausse ni tout à fait exacte, et à ma propre surprise j’ai effectivement eu du mal à atteindre le stade de voyageur émerveillé qui m’est habituel.

Trop de bouddhas, pas assez d’illumination ? Trop d’attentes, pas assez de temps ? Je n’arrive pas à m’expliquer ce sentiment, d’autant qu’en regardant mes photos (signe d’un certain désenchantement, je n’en ai pris que 1400…) je retrouve pourtant la magie de certains lieux ou de certaines rencontres.

Alors, avant l’heure du bilan, voici un petit échantillon de mes photos préférées et quelques mots de commentaires. A vous de me dire si j’ai retrouvé mes yeux d’enfant en vous parlant !

Bouddhas : 

Du plus moderne (gros, moche, doré et en toc, en général offert par les japonais) au plus beau (et ancien pour faire bonne mesure – ne serais je pas un poil snob ?), ce n’est pas ce qui manque au Sri Lanka, comme dans toute l’Asie.

J’ai un faible pour le Bouddha couché de Polonaruwa, au visage si serein. Et est-ce considéré comme une perversion d’aimer aussi les pieds des bouddhas ?

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Petites et grosses bestioles

Est-ce dû au bouddhisme ? Je n’ai jamais vu d’animaux aussi tranquilles et pacifiques qu’au sri-lanka. Pas de chien hargneux, des écureuils pas farouches pour un sou, des papillons magnifiques, des singes amicaux. Exception notable : les moustiques que même un bouddhiste convaincu finit par écraser avec volupté !

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Vert !

Ok, si je dis que le sri lanka est vert j’enfonce des portes ouvertes… Mais il y a vert et vert. Là, c’est TRES vert ! Entre le vert des rizières, le vert des platations de thé et le vert de la mousse qui recouvre certains monuments, c’est un régal pour les yeux.

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Petits (et gros) bolides

J’ai déjà parlé des rickshaws (ou tuk tuk, ou three wheeler), mais sur les routes on trouve de tout : mobylettes, scooters, camions, bus, voitures… Camions, tuk tuk et bus se disputent le titre du véhicule le mieux décoré.

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Offrandes

Devant les divinités, on se déchausse, et on offre des fleurs. Ou on fait brûler de petites lampes à huile.

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Culture, vous avez dit culture ?

Le triangle culturel : Sigiriya, Anuradhapura, Polonaruwa : des km2 de vestiges dispersés dans la jungle  et plus ou moins mis en valeur. Si j’ai adoré Sigiriya et Polonaruwa, je reste plus mesurée concernant Anuradhapura dont je me demande encore ce qui lui vaut le qualificatif de « site majeur de l’Asie » et sa comparaison avec Angkor…

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Et les sri lankais ?

Alors, déjà, desquels parlons nous ? Les cinghalais sont boudhistes et parlent cinghalais. Les tamouls sont hindouistes et parlent tamoul. Les musulmans sont une petite minorité assez visible et se tiennent à l’écart du conflit qui a opposé cinghalais et tamouls.

Si je n’aime pas « voler » des photos de personnes, c’est un détail qui ne préoccupe apparemmment pas les sri lankais. Je pense que je figure sur les photos de plusieurs centaines de personnes, qui n’ont pas souvent pris la peine de me demander mon avis…

Les photos ci dessous ont été prises dans le train cahotique qui traverse la région du thé. Des heures à brinquebaler de concert, ça crée des liens et instaure un climat plus favorable au portrait !

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Et si vous voulez voir plus de photos de ce voyage, c’est ici.

Et si vous voulez encore des histoires, laissez moi vos commentaires…

Ca se mange ?

Comme tous les marchés du monde, les marchés ici débordent de fruits et de légumes magnifiques, certains connus, d’autres pas du tout !

Au rayon légumes, des amours de mini aubergines rondes, pas plus grosses qu’un oeuf, de couleurs variées. Et aussi des aubergines qui ressemblent aux nôtres, mais plus fines, longues et d’un joli mauve marbré de blanc. Malheureusement n’ayant pas eu l’opportunité de cuisiner ici et étant limitée à 22 kg de bagages dans l’avion, je crains de ne pas avoir l’occasion de les goûter !

Des légumes gigantesque, façon boulet de canon : tout le monde les connait de nom, mais je ne n’en ai pas goûté non plus. C’est le fruit de l’arbre à pain, jackfruit en anglais.

Des sortes de concombres pustuleux : ça c’est très bon cuit, ça rappelle un peu la courgette. Le même genre à ailettes, pas goûté non plus.

Les bords des routes, les approches des gares routières sont l’occasion de marchés improvisés : les mangues se taillent la part du lion, dans diverses variations de vert, jaune ou orange. On les vend découpées en fines lamelles dans des cornets.

Des noix de coco toutes fraîches, avec leur gangue jaune sont en vente partout. Pour 30 roupies, le vendeur décapite la noix en quelques coups de machette, et vous la tend avec une paille. Si la noix est petite, elle est pleine d’eau de coco, délicieusement rafraîchissante, mais il n’y a rien à manger. Si la noix est plus grosse, il y a moins d’eau et elle est un peu moins bonne, mais quand vous aurez bu toute l’eau, le vendeur la coupera en deux et décollera la coquille pour vous permettre de manger la chair (autrement meilleure que celle des noix de coco « en bois » qu’on trouve chez nous !

La noix de coco est l’ingrédient de base du sambol qui accompagne les curry, mais nous y reviendrons !

Des fruits carrément inconnus : de grosses boules très dures, taille boule de pétanque. En anglais, ça s’appelle Wood Apple et son jus a effectivement un goût de pomme un peu oxydée et la texture un peu granuleuse de la poire.

Des sortes de pompsri-lanka 0008 1500ons ou de châtaignes rouges et vertes ? j’ai nommé le rambutan. Il paraît que les sri lankais en raffolent tellement que les cultivateurs sont obligés de protéger leurs arbres contre les pilleurs ! A l’intérieur, un petit oeuf blanc qui ressemble au litchi.

Des tétines roses vif : on a goûté, après avoir enlevé le petit noyau : acidulé, très croquant, sans beaucoup de goût, c’est sûrement rafraichissant quand il fait chaud. J’ai oublié leur nom, mais il me semble qu’il y avait le mot apple dedans.

Bananes de toutes formes et de toutes couleurs, papaye, ananas délicieux, sucrés et doux, des pommes vendues à la pièce, de grosses grappes de raisins roses, des filets de mandarine pendus en grappes devant les boutiques.

En parlant de bananes, ici, on mange aussi la fleur de bananier, mais nous n’avons pas eu l’occasion de goûter.

Des étalages entiers de petits poissons séchés… des gros poissons séchés aussi : que peuvent-ils en faire ?

Ici, on mange trois fois par jour du rice and curry, qui peut prendre diverses formes, mais qui comprend toujours au moins :

  • un grand bol de riz

  • un petit bol de sambol, mélange de noix de coco fraîche de piment et d’oignon

  • un ou plusieurs bols de légumes au curry et dans tous les cas au moins un bol de lentilles, le dhal.

  • Les jours de fête, de la viande ou du poisson, toujours au curry. Mais par défaut, le rice and curry est végétarien.

Le curry sri lankais est très joli avec ses multiples petits plats aux couleurs, textures et goûts différents. Avec néanmoins une constante : c’est très pimenté et assez peu parfumé.

Les meilleurs repas que nous ayons faits ici étaient en fait des plats indiens : plus parfumés, moins pimentés, avec plus de variété.

A part le rice and curry, les spécialités sri lankaise nous ont semblé peu nombreuses, à l ‘exception des variations sur les « rotis ». Les rotis, ce sont des crêpes assez épaisses, qui se présentent soit sous forme de chaussons, farcies de différents mélanges (légumes, oeuf, poisson le plus souvent), soit sous le forme « khothu roti », hachées en lanières avec légumes, viande ou poisson. C’est le bruit des couteaux qui hachent le khothu roti qui restera pour moi un des bruits typiques du sri lanka.

Dans tous les cas, c’est particulièrement consistant, voire un peu pâteux…

Comme en Thaïlande, on peut ici manger à toute heure, on trouve partout des kiosques vendant des rotis, samossas, ou autres.

De notre point de vue d’européen, l’absence de légumes crus se fait cruellement sentir. Par contre au bout de 3 semaines de régime riz – lentilles je confirme que c’est apparemment excellent pour la santé !

Les desserts ne semblent pas faire partie des habitudes alimentaires locales, mais vous avez le choix entre tant de délicieux jus de fruits frais, de lassis aux fruits ou nature que vous ne vous en plaindrez sans doute pas ! Avec Caroline, nous avons découvert le curd, le yaourt de bufflone, qui se vend ici en pots de terre d’un kg et qu’on peut accompagner de la sève d’un palmier qui fait ici office de miel. Entre sirop d’érable et miel, c’est délicieux.