Archives pour la catégorie Musik

Finding Sugarman…

J’ai pleuré en voyant le filrodriguez-olympia-1.JPGm « Looking for Sugarman », qui raconte l’histoire de Sixto Rodriguez.
Au cas où vous n’auriez pas encore vu le film, abandonnez la lecture de ce blog séance tenante, procurez vous le film et regardez le. Oui, maintenant, tout de suite. Après, vous pourrez revenir lire cet article…
Je continue donc pour les autres, qui ne m’en voudront pas de leur dévoiler que à la fin, il ne meurt pas !!! On peut même dire que pour un homme tenu pour mort au milieu du film (et accessoirement des années 70), il est quand même encore en sacrément bon état, puisque j’ai eu la chance rare de passer plus d’une heure à 4 mètres de lui dimanche dernier à l’Olympia.

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la chanson qui m’obsède

Si vous me connaissez un peu personnellement, vous savez déjà que quand j’aime quelque chose, je l’aime…En particulier pour la musique ; je suis capable d’user un cd en l’écoutant en boucle non stop pendant des semaines. En ce moment, la chanson qui m »obsède, c’est  » Shape » de Sophie Hunger.

Sophie Hunger est suisse, elle chante en anglais (ou en allemand, ou en suisse allemand dit wikipedia, mais pas sur ses albums en tout cas…). L’album d’où est tité « Shape » s’appelle « Monday’s Ghost ». Depuis, elle a sorti un nouveau CD qui s’appelle « 1983 », ce qui est aussi son année de naissance. Tant de talent si jeune, ça me déprime…
La « chanson dans ma tête » précédente, c’était « Hero » de Regina Spektor. Elle est née en 1980…

Nosfell au Poste à Galène

Non, non, rien à voir avec « Les aristocrates à la lanterne »… Nosfell, c’est un de mes chanteurs préférés. Quand je dis chanteur, c’est un peu réducteur.Nosfell c’est le créateur d’un univers cohérent et mystérieux, le Klokochazia. Ce pays a une langue, le klokobetz, des légendes, des histoires. Ce sont ces histoires que raconte Nosfell, en anglais, en klokobetz, rarement en français. Il a une voix incroyable, capable de passer du plus grave au plus aigu, avec des registres très variés. En écoutant ses disques c’est impossible d’imaginer qu’il n’y a qu’un chanteur. Il joue aussi de la guitare, et est accompagné par Pierre Le Bourgeois au violoncelle.

La première fois que je suis allée l’écouter, il était sur scène avec le violoncelliste, et à eux deux, ils créaient un univers sonore extrêmement complexe avec l’aide d’un sampler (je crois que ça s’appelle comme ça). C’était magique et merveilleux.

Depuis, j’ai acheté ses deux premiers disques, que j’ai quasiment usés. Le troisième est sorti en juin, je ne l’ai pas encore écouté. Mais je vais le découvrir en live, puisque Nosfell passe vendredi 9 octobre à Marseille au Poste à Galène.

Il reste des places, alors si vous avez envie de découvrir un musicien hors du commun, c’est l’occasion.

Un lien sur son site pour écouter des extraits de son dernier album : c’est là

Entre deux caisses, le bonheur

Sous ce titre sibyllin, un boys band de cinquantenaires (voire plus ?), 4 mecs bourrés de talent qui nous ont enchanté pendant 3 petits 1/4 d’heure bien trop courts en ce mémorable après midi du 20 septembre.

Moi, j’ai de la chance, ça fait longtemps que je les connais et que je les aime. Pour le public de Bouc Bel Air qui les découvrait, ce fut une révélation, si j’en crois le tonnerre d’applaudissements et la standing ovation spontanée à la fin de leur concert. Une standing ovation, salle des Terres Blanches à Bouc Bel Air ? Pour un groupe de cinquantenaires un peu anars ? Eh oui…

Il faut dire que la poésie et l’humour de leurs textes, la légèreté et la suavité de leurs mélodies, le justesse de leurs voix ne sont rien par rapport à la sympathie qu’ils déclenchent.

Ils repasseront l’an prochain à Bouc. Heureusement parce qu’ils me manquent déjà. En attendant, je pourrais aller les écouter, mais c’est loin (ils ne tournent guère dans la région). Pour me consoler j’ai acheté leur dernier CD et il tourne en boucle sur ma platine.

Je vous donne l’adresse de leur site où vous pourrez écouter 3 titres et mater une petite vidéo. Et rendez-vous à Bouc Bel Air… Ou plus tôt ailleurs, vous trouverez leur agenda sur leur site.

http://entre2caisses.free.fr/index.php

Quelques images prises dimanche par Caroline.

Adieu Alain

Alain Bashung vient de mourir, et je suis toute triste. J’aime presque tout ce qu’il a fait, je connais la plupart de ses chansons par coeur, j’aime ses textes (même quand ils ne sont pas de lui), j’aime ses musiques, j’aime le climat étrange et décalé de ses chansons, j’aime sa voix traînante et étrange.
Des phrases de ses chansons, en vrac…

 

D’estrade en estrade
J’ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose

J’cloue des clous sur des nuages

Un marteau au fond du garage
J’cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Madame rêve d’apesanteur

Des heures des heures

De voltige à plusieurs

Rêve de fougères
De foudres et de guerres
A faire et à refaire

Marcher sur l’eau
Eviter les péages
Juste faire hennir
Ls chevaux du plaisir

Peu à peu tout me happe
Je me dérobe je me détache
Sans laisser d’auréole
Les cymbales, les symboles
Collent
On se rappelle
On se racole
Peu à peu tout me happe

A perte de vue
Des lacs gelés
Qu’un jour j’ai juré d’enjamber

A perte de vue
Des défilés
Des filles à lever
Des défis à relever
Des prix décernés à tes yeux

Elle a jonché d’or et de jade
Ma routine
Elle a jonché de sopalin
Des torrents de larmes

Elle a jonché d’orchidées
L’enfer de ma marelle
Elle a soupoudré de courage
Mes limbes
Elle m’a arraché
Un sourire
Elle m’a dit polie
Polissons ces gravillons

Et puis cette chanson, peut être bien ma préférée…

Aucun express ne m’emmènera vers la félicité
Aucun tacot n’y accostera
Aucun Concorde n’aura ton envergure
Aucun navire n’y va
Sinon toi

Aucun trolley ne me tiendra
Si haut perché
Aucun vapeur ne me fera fondre
Des escalators au chariot ailé
J’ai tout essayé
J’ai tout essayé

J’ai longé ton corps
Epousé ses méandres
Je me suis emporté
Transporté
Par-delà les abysses
Par-dessus les vergers

Délaissant les grands axes
J’ai pris la contre-allée
Je me suis emporté transporté

Aucun landeau ne me laissera
Bouche bée
Aucun walhala ne vaut le détour
Aucun astronef ne s’y attarde
Aucun navire n’y va
Snon toi

Tu vas me manquer, Alain…

 

 

mon disque du moment

Eh oui, sic transit gloria mundi, un coup de foudre chasse l’autre… Même si dans mon cas ce n’est pas tout à fait vrai : je passe toujours la moitié de mon temps à écouter Mika, et le reste du temps, j’écoute le nouveau disque de Serj Tankian.

Serj Qui ? J’entends déjà la question que vous vous posez. Même au magasin de disque le moins nul d’Aix (mais faut dire qu’on n’est pas gâtés) le vendeur m’a dit ça… Il a fallu que je lui dise, le chanteur (enfin un des deux) de System of a Down.

Donc voilà, c’est valable pour vous aussi, Serj Tankian c’est le chanteur « historique » de System of a Down, mon groupe préféré, oui je sais j’ai des goûts bizarres.

Serj c’est lui qui est capable de chanter des notes tellement graves (comme dans Aerials) que tout mon intérieur en frémit… J’ai découvert à l’occasion de cet album qu’il est aussi capable de chanter super aigu, rôle que je croyais dévolu dans le groupe à Daron. Mais qu’est-ce qu’elle raconte là, de quoi elle cause…

Ca s’appelle « Elect the dead », programme que je suis navrée que nous n’ayons pas suivi il y a quelques mois, mais ceci est une autre histoire.

Serj Tankian avait déjà composé un album, sorti de façon assez confidentielle chez nous, en compagnie du musicien au nom imprononçable,  Arto Tuncboyaciyan. Cet album avait beau être présenté comme expérimenal, ça ne m’a pas empéché de l’user…

Mais revenons à notre mouton : l’album de Serj. Pour ceux qui ont suivi l’histoire de SOAD (System of a Down pour faire court et branché), on a beaucoup dit que leur dernier album (enfin les deux derniers albums siamois) étaient les albums de Daron (Malakian le guitariste). Ben, en fait je ne sais pas, car on retrouve dans Elect the dead la même musicalité déchaînée, les mêmes influences folkloriques, le côté un peu assagi (moins d’éructations, moins de violence).

Certains fans ont été déçus par ce côté assagi, moi non, je trouve l’album magnifique du début à la fin, les chansons rentrent dans l’oreille et n’en sortent plus, la voix de Serj fait toujours des ravages, et le disque a passé le test de l’écoute en continu dans ma voiture depuis une semaine sans la moindre lassitude.

Si les rumeurs inquiétantes de split du groupe se confirment, j’ai quand même un espoir si Serj continue à nous offrir des albums comme ça !

Et pour écouter  à quoi ça ressemble : cliquez là !

Mon disque de l’année

Ca m’est tombé dessus un peu à l’improviste…J’entendais « Grace Kelly » à là radio, et au début j’aimais moyennement. Quand j’entendais les journalistes parler du « jeune prodige » je me demandais où ils étaient encore allés chercher tout ça…

Et puis j’ai eu l’album entre les mains, et puis progressivement je me suis rendu compte que je n’écoutais plus que ça et que le CD passait en boucle  sur mon ordi et dans ma tête .

Alors, pourquoi j’adore ce disque ? D’abord parce que c’est gai et musical, plein de références musicales. Des fois j’ai l’impression d’entendre les Beatles, d’autres fois Patrick Juvet (ne riez pas… Bon ma fille chérie s’est moquée de moi, il parait qu’en principe on le compare plutôt à Freddy Mercury…), y’a la chanson cachée qui sonne comme du Purcell, et que je pourrais écouter toute la journée !

Si vous voulez écouter à quoi ça ressemble (je parle pour ceux qui ne sont pas déjà accros), vous pouvez toujours cliquer là :

http://www.radioblogclub.fr/open/150863/in_any_other_world/Mika%20-%20Any%20Other%20World