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Finding Sugarman…

J’ai pleuré en voyant le filrodriguez-olympia-1.JPGm « Looking for Sugarman », qui raconte l’histoire de Sixto Rodriguez.
Au cas où vous n’auriez pas encore vu le film, abandonnez la lecture de ce blog séance tenante, procurez vous le film et regardez le. Oui, maintenant, tout de suite. Après, vous pourrez revenir lire cet article…
Je continue donc pour les autres, qui ne m’en voudront pas de leur dévoiler que à la fin, il ne meurt pas !!! On peut même dire que pour un homme tenu pour mort au milieu du film (et accessoirement des années 70), il est quand même encore en sacrément bon état, puisque j’ai eu la chance rare de passer plus d’une heure à 4 mètres de lui dimanche dernier à l’Olympia.
Concert magique, dans une atmosphère à la fois enthousiaste et un peu recueillie, comme si tous les spectatrodriguez-olympia4.JPGeurs goûtaient le bonheur d’être là et de partager sa joie évidente à chanter sur scène. A 72 ans, Rodriguez a quand même morflé physiquement au cours de sa vie de manoeuvre, il ne voit plus grand chose, un grand chapeau et des lunettes noires protègent son visage marqué, mais il est en scène, joue de la guitare et chante pour nous pendant plus d’une heure !
La voix, un peu fragile, mais bien présente, la voix de Sugarman.
On lui a composé un image de dandy rock, pantalon de cuir noir, veste brillante, le fameux chapeau… et ça lui va bien. Pour les rappels, il tombe la veste et arrive en gilet de cuir sans manches : j’espère avoir sa musculature quand j’aurai son âge !

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Un concert fait de ses tubes et de reprises (la vie en rose, it was just one of those things…) au début il est tout seul à la guitare, puis son orchestre le rejoint.

Une grosse heure de magie et de ferveur qui passe trop vite !
Come back soon, Sugarman, we love you.

la chanson qui m’obsède

Si vous me connaissez un peu personnellement, vous savez déjà que quand j’aime quelque chose, je l’aime…En particulier pour la musique ; je suis capable d’user un cd en l’écoutant en boucle non stop pendant des semaines. En ce moment, la chanson qui m »obsède, c’est  » Shape » de Sophie Hunger.

Sophie Hunger est suisse, elle chante en anglais (ou en allemand, ou en suisse allemand dit wikipedia, mais pas sur ses albums en tout cas…). L’album d’où est tité « Shape » s’appelle « Monday’s Ghost ». Depuis, elle a sorti un nouveau CD qui s’appelle « 1983 », ce qui est aussi son année de naissance. Tant de talent si jeune, ça me déprime…
La « chanson dans ma tête » précédente, c’était « Hero » de Regina Spektor. Elle est née en 1980…

Nosfell au Poste à Galène

Non, non, rien à voir avec « Les aristocrates à la lanterne »… Nosfell, c’est un de mes chanteurs préférés. Quand je dis chanteur, c’est un peu réducteur.Nosfell c’est le créateur d’un univers cohérent et mystérieux, le Klokochazia. Ce pays a une langue, le klokobetz, des légendes, des histoires. Ce sont ces histoires que raconte Nosfell, en anglais, en klokobetz, rarement en français. Il a une voix incroyable, capable de passer du plus grave au plus aigu, avec des registres très variés. En écoutant ses disques c’est impossible d’imaginer qu’il n’y a qu’un chanteur. Il joue aussi de la guitare, et est accompagné par Pierre Le Bourgeois au violoncelle.

La première fois que je suis allée l’écouter, il était sur scène avec le violoncelliste, et à eux deux, ils créaient un univers sonore extrêmement complexe avec l’aide d’un sampler (je crois que ça s’appelle comme ça). C’était magique et merveilleux.

Depuis, j’ai acheté ses deux premiers disques, que j’ai quasiment usés. Le troisième est sorti en juin, je ne l’ai pas encore écouté. Mais je vais le découvrir en live, puisque Nosfell passe vendredi 9 octobre à Marseille au Poste à Galène.

Il reste des places, alors si vous avez envie de découvrir un musicien hors du commun, c’est l’occasion.

Un lien sur son site pour écouter des extraits de son dernier album : c’est là

Entre deux caisses, le bonheur

Sous ce titre sibyllin, un boys band de cinquantenaires (voire plus ?), 4 mecs bourrés de talent qui nous ont enchanté pendant 3 petits 1/4 d’heure bien trop courts en ce mémorable après midi du 20 septembre.

Moi, j’ai de la chance, ça fait longtemps que je les connais et que je les aime. Pour le public de Bouc Bel Air qui les découvrait, ce fut une révélation, si j’en crois le tonnerre d’applaudissements et la standing ovation spontanée à la fin de leur concert. Une standing ovation, salle des Terres Blanches à Bouc Bel Air ? Pour un groupe de cinquantenaires un peu anars ? Eh oui…

Il faut dire que la poésie et l’humour de leurs textes, la légèreté et la suavité de leurs mélodies, le justesse de leurs voix ne sont rien par rapport à la sympathie qu’ils déclenchent.

Ils repasseront l’an prochain à Bouc. Heureusement parce qu’ils me manquent déjà. En attendant, je pourrais aller les écouter, mais c’est loin (ils ne tournent guère dans la région). Pour me consoler j’ai acheté leur dernier CD et il tourne en boucle sur ma platine.

Je vous donne l’adresse de leur site où vous pourrez écouter 3 titres et mater une petite vidéo. Et rendez-vous à Bouc Bel Air… Ou plus tôt ailleurs, vous trouverez leur agenda sur leur site.

http://entre2caisses.free.fr/index.php

Quelques images prises dimanche par Caroline.

Adieu Alain

Alain Bashung vient de mourir, et je suis toute triste. J’aime presque tout ce qu’il a fait, je connais la plupart de ses chansons par coeur, j’aime ses textes (même quand ils ne sont pas de lui), j’aime ses musiques, j’aime le climat étrange et décalé de ses chansons, j’aime sa voix traînante et étrange.
Des phrases de ses chansons, en vrac…

 

D’estrade en estrade
J’ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose

J’cloue des clous sur des nuages

Un marteau au fond du garage
J’cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Madame rêve d’apesanteur

Des heures des heures

De voltige à plusieurs

Rêve de fougères
De foudres et de guerres
A faire et à refaire

Marcher sur l’eau
Eviter les péages
Juste faire hennir
Ls chevaux du plaisir

Peu à peu tout me happe
Je me dérobe je me détache
Sans laisser d’auréole
Les cymbales, les symboles
Collent
On se rappelle
On se racole
Peu à peu tout me happe

A perte de vue
Des lacs gelés
Qu’un jour j’ai juré d’enjamber

A perte de vue
Des défilés
Des filles à lever
Des défis à relever
Des prix décernés à tes yeux

Elle a jonché d’or et de jade
Ma routine
Elle a jonché de sopalin
Des torrents de larmes

Elle a jonché d’orchidées
L’enfer de ma marelle
Elle a soupoudré de courage
Mes limbes
Elle m’a arraché
Un sourire
Elle m’a dit polie
Polissons ces gravillons

Et puis cette chanson, peut être bien ma préférée…

Aucun express ne m’emmènera vers la félicité
Aucun tacot n’y accostera
Aucun Concorde n’aura ton envergure
Aucun navire n’y va
Sinon toi

Aucun trolley ne me tiendra
Si haut perché
Aucun vapeur ne me fera fondre
Des escalators au chariot ailé
J’ai tout essayé
J’ai tout essayé

J’ai longé ton corps
Epousé ses méandres
Je me suis emporté
Transporté
Par-delà les abysses
Par-dessus les vergers

Délaissant les grands axes
J’ai pris la contre-allée
Je me suis emporté transporté

Aucun landeau ne me laissera
Bouche bée
Aucun walhala ne vaut le détour
Aucun astronef ne s’y attarde
Aucun navire n’y va
Snon toi

Tu vas me manquer, Alain…